Dans le cadre de notre campagne « Nourrir l’espoir », nous partageons ici les témoignages de trois de nos collègues, membres du personnel de la santé de Médecins Sans Frontières (MSF). Que ce soit en Haïti, au Mexique ou en Ukraine, leur travail quotidien défie la désolation, la haine et la peur au profit de l’espoir. Nous vous invitons à faire leur connaissance et à vous laisser inspirer par leurs propos. Laissez-vous toucher par les témoignages personnels de Naomie, Mercedes et Khassan, et apprenez-en plus sur nourrirlespoir.ca.
NOURRIR L’ESPOIR MALGRÉ LA DÉSOLATION : PROJECTEURS SUR NAOMIE LUBIN, SAGE-FEMME CHEZ MSF, EN HAÏTI
Naomie travaille auprès des femmes et des filles à la maternité Isaïe Jeanty, dans l’un des quartiers les plus redoutables de Port-au-Prince.

« La maternité où j’exerce est celle où je suis moi-même née. Elle se trouve désormais au carrefour des quartiers les plus chauds de Cité Soleil. Des gens lourdement armés y circulent librement. On entend des coups de feu. Des explosions. Mais on s’y fait. »

« Chaque naissance est une occasion d’accomplir autre chose. De refuser l’inacceptable. D’ouvrir une brèche pour l’avenir. »

« Chaque fois qu’on parle d’Haïti, on montre la pauvreté, l’insalubrité, la criminalité. Mais il y a aussi la campagne, il y a les ruisseaux, les collines, il y a les oiseaux. Il y a d’autres types de richesses, nous ne sommes pas qu’un pays pauvre. Nous devons valoriser Haïti sous un autre angle. Briser ce cercle qui nous emprisonne dans la violence. »
NOURRIR L’ESPOIR MALGRÉ LA HAINE : PROJECTEURS SUR MERCEDES ALARCÓN, MÉDECIN CHEZ MSF, AU MEXIQUE

Mercedes travaille aux côtés de l’équipe du Centre de soins intégrés de Mexico, où nous offrons notre soutien aux personnes qui ont survécu à la torture et aux violences extrêmes. Parfois, l’expression artistique fait partie de la thérapie.

« Je refuse de cesser de me soucier des autres. Je sais que, dans ce contexte de bouleversements mondiaux, l’attention et la compassion que je ressens sont tout sauf douces ou gentilles. »

« Mes collègues m’aident à affronter les journées sombres. Grâce à de simples gestes au quotidien, nous constatons que notre espoir partagé peut être une force plus puissante que la haine. »
NOURRIR L’ESPOIR MALGRÉ LA PEUR : PROJECTEURS SUR KHASSAN EL-KAFARNA, CHIRURGIEN CHEZ MSF, EN UKRAINE
Khassan dirige des équipes qui apportent leur soutien aux hôpitaux locaux situés près des lignes de front, dans l’est du pays.

« Dans la salle d’opération, les lumières vacillent, puis s’éteignent au beau milieu d’une intervention chirurgicale. Pendant un instant, la seule source de lumière est le faisceau de ma lampe frontale, que je garde toujours allumée, au cas où ce genre de situation arriverait… L’intervention se poursuit. Nous avons l’habitude.

« Malgré la douleur et la tristesse, nous continuons. Nous savons que le prochain hôpital a besoin de notre soutien. Nous essuyons nos larmes et nous recommençons. Nous recommençons, encore et encore. C’est notre acte de résistance. »